Chapitre 3 : Une douce illusion

Ah ce que je me réjouis d’avance, toutes mes excuses, je m’explique. Nos trois Bolduines vont donc au-devant de Chiron, qui est certainement dans le top dix des pires êtres humains de la planète de son vivant. De plus il vient tout juste de purger une peine de quelques siècles en enfer, de ce faite il a retrouvé toutes ses capacités. Et il est d’un cruel intelligent si je puis dire, qui dépasse toutes logiques. Mais surtout, il a volé le pourvoir du Dieu Adnullare, le pouvoir des Elus, celui qui consiste à annuler tous types d’Haura. Ce qui en fait un adversaire redoutable et qui ne va évidemment pas se laisser voler un artefact aussi précieux si facilement.

Second problème notre groupe de Bolduine était durant la guerre une escouade d’assaut. Pour faire simple ils connaissent à merveille la manière forte, mais ça se limite à ça. Ils vont donc par conséquent agir comme ils le font toujours et lorsqu’ils arrivent dans le territoire de Chiron, ils ne font pas dans la dentelle. J’aurai personnellement surement agis de la même manière, mais ma puissance dans mon cas me le permet, hors Joyce, Grayn et Peria sont juste assez fort pour écraser le menu-fretin. Et Chiron adore se mêler au combat personnellement, ce n’est pas le genre de chef à commander depuis son bureau. Dans ces circonstances ils étaient inévitables que le groupe finisse par lui faire face. Au début Chiron reste calme et sage si je puis dire, il connait une très grande fascination pour les espèces que j’ai créées comme les Bolduines et c’est déjà laissé aller à quelques expériences sur certains cobayes vivant en enfer.

Puis lui vient alors l’idée de jouer avec Joyce, il sort l’épée tant convoité pour tester certaines de ses propriétés sur le Bolduine. Il blessera alors légèrement Joyce, rien qu’une petite entaille ridicule, mais le mal était fait. L’épée Radomen, qui est aussi appelée l’épée du superbia ne pardonne pas, ce nom lui vient de son pouvoir spécifique. Qui comme je l’ai dit plutôt, plonge ses victimes dans une sorte de transe. Cette transe consiste dans un changement de comportement de celui qui s’est fait blesser par l’épée, qui devient alors le pire des arrogants et par conséquent ce met à prendre des risques démesuré. Les symptômes ne tardent pas à transparaitre dans le comportement de Joyce, lui qui est habituellement calme et réfléchis, ce met à insulter Chiron tout en se vantant d’être dix à vingt fois plus fort que lui. Peria et Grayn sont plus que surpris, Peria aurait juré entendre Grayn en constatant un tel comportement, mais non il s’agit bien de Joyce qui à présent fonce sur Chiron tête baisser. Même Grayn qui tient d’ordinaire le rôle de tête brûler en reste bouche bée. Aussitôt les deux Bolduines essais de rattraper leur congénère pour l’empêcher de mourir de manière prématuré. C’est alors que Joyce se voit déposséder de son haura en approchant de Chiron, qui vient tout juste de se servir du pouvoir des Elus. Puis vient la contre-attaque, Chiron donne un énorme coup de pied dans l’abdomen de Joyce qui crache une gerbe de sang. Le choc est tellement violent que le pauvre Bolduine est projeté dans les airs, son petit gabarit n’aidant pas il vient s’écraser contre les deux autres qui le suivaient dans sa charge. Ils finissent alors leur course tout droit vers un ravin, dans lequel sans surprise ils finissent tous trois par tomber.

Les trois Bolduines dévalent donc dans un ravin, mais vous l’aurez compris rien n’est anodin en enfer et ce ravin en particulier ne l’est clairement pas non plus. Il s’agit de la fosse des milles rêves ou plutôt cauchemars, tout dépend de ce sur quoi on tombe une fois rendu. Ce lieu est appelé ainsi car il est habité par des êtres particuliers, ou plutôt des esprits. On les appels les Micra, ce sont des sortes de spectres, qui exauce quantité de vœux. Mais ces vœux ne sont que chimères et illusions qui mènent bien souvent leurs victimes dans la folie. Personne d’ordinaire n’aime s’y frotter en enfer, et la fosse est un endroit éviter de tous. Joyce, Grayn et Peria se sont séparés dans leur chute, chose encore plus contrariante dans un tel lieu vous en conviendrez. Peria de son côté va directement tomber sur un Micra, elle voit alors la masse sombre composé de quelques parties de squelette lui murmurer à l’oreille toutes les possibilités qui s’offre à elle. Peria est subitement envouté, le visage squelettique du Micra se transforme peu à peu en celui de Joyce. Peria n’a qu’un désir, s’unir avec Joyce et ce désir le Micra l’a bien ressenti et va s’en servir. Peria voit alors un Joyce entièrement nu apparaitre devant elle, dans un de désir sexuel bien prononcé Peria saute sur l’occasion et se déshabille dans l’instant. Se blottissant dans les bras de Joyce, l’embrassant tendrement, roulant sa langue contre la sienne, leurs corps se frottent, se caresse sans cesse l’un contre l’autre. Joyce descend alors entre les jambes de Peria et se met à lui prodigué mille plaisir via sa langue. Peria est aux anges, ou plutôt aux démons, elle en perd toutes notions de réalité, ce laissant aller au plaisir du corps, plus rien n’a d’importance. Puis Joyce s’allonge à côté d’elle et l’invite à une chevauché des plus torride, Peria n’a de raison plus qu’un simple instinct animale. Elle monte sur Joyce et se laisse pénétrer sans mot dire, la sensation lui donne une expression des plus obscène sur le visage. Mais alors qu’elle se trouve au bord de l’orgasme, elle sent un autre sexe s’enfoncé en elle, dans une voie qui n’est d’ordinaire pas prévu à cet effet. Avant qu’elle ne puisse comprendre ce qui lui arrive, un orgasme la paralyse, elle tente de crier alors que l’illusion du Micra s’estompe mais un autre sexe lui est mis en bouche violemment et l’étoufferai presque. Le visage de Joyce disparait soudainement sous sa poitrine pour dévoiler celui d’un inconnu, puis des dizaines de visages apparaissent, un autre homme est au-dessus d’elle et la prend en sandwich avec celui du dessous. Elle se trouve alors au beau milieu d’une véritable orgie, dans un endroit inconnu, où des dizaines et des dizaines d’hommes attendent leur tour pour chevaucher la jeune Bolduine, Peria est en pleure tout en gardant une expression lubrique sur le visage ne pouvant calmer ses multiples orgasmes. Le troisième homme éjacule violemment dans sa bouche jusque dans le fond de sa gorge, mais ne se retire pas pour autant, Peria s’étouffe tout en étant continuellement violé par les hommes qui se succèdent la place pour son anus.

Elle se réveille enfin dans endroit encore différent et totalement inconnu de nouveau, elle est toujours nue comme un ver. Mais seule, elle va rester ainsi une bonne heure tétanisé, en pleure sans pouvoir rien faire.

De son côté Grayn, lui, a commencé à chercher ses compagnons. Il n’est pas encore tombé sur un Micra, il reste aux aguets, contrairement à ses habitudes Grayn reste prudent. Alors qu’il continuait d’avancer à tâtons, le visage de Ninui lui parviens juste sous ses yeux, d’abord surpris il constate en effet que cette dernière se tient devant lui, avec toutefois une main dans le dos. Soudain Ninui dans un grand cri de joie fonce vers Grayn, mais celui-ci en profite in extrémiste pour l’embrocher de sa main enflammer. Grayn n’est pas dupe, il a immédiatement compris que Ninui ne pouvait se trouvé ici et il voit alors la forme spectrale du Micra partir en vapeur. Il est très rare que les Micra soit pris à leur propre jeu, si leur victime les défais, ils la laisse alors tranquille jusqu’à la sortie du Ravin des milles rêves.

Grayn va donc continuer sa progression à travers le ravin, pour finalement tomber sur Joyce, toujours atteint des effets du superbia causé par l’épée de Radomen. Il défit un Micra, qui contre toutes attentes ne l’a pas envouté dans une illusion. Et pour cause le Micra est celui des deux qui est le plus pris au dépourvu, l’esprit de Joyce n’est que brouillard pour la créature. D’une certaine manière Chiron vient de venir en aide à Joyce, ce dernier alors en train encore et toujours de se vanter, charge sans cesse le Micra. Grayn qui contemple la scène, ne sais que faire, diviser entre le petit sourire qui transparait sur son visage à la vue de son ami dans un état d’esprit qu’il n’a jamais vu et trouve à la limite du comique. Ou lui venir en aide. Après l’avoir contemplé une trentaine de seconde, il décide de faire se disperser le Micra de la même manière que procédé précédemment.

 

 

Joyce ne retrouvant pas encore tous ses esprits, est en train de démontrer à Grayn qu’il maitrisait à la perfection la situation et va jusqu’à lui reprocher de l’avoir aidé. Ce à quoi Grayn répond par un fou rire des plus expressifs.

Les deux Bolduines vont continuer d’avancer dans le ravin, libérer de toutes attaques des Micra, l’endroit semble complétement désert. Mais rendu à quelques pas de la sortie, il tombe sur quelque chose de plus qu’intéressant ou plutôt quelqu’un. Elida en personne se trouve complétement chaos, tomber dans l’illusion d’un Micra, elle tremblote au sol comme un damné. Grayn saisie l’occasion dans l’instant, assomme la femme et la ligote fermement. Direction le palais d’Engarranion, ils ont à présent la possibilité de reprendre Ninui de ses mains et ainsi partir à la recherche de Peria tous les trois.

Arriver au palais d’Engarranion il livre Elida à ce dernier, qui leur donne encore une condition avant de rendre comme promis Ninui, sans préciser laquelle et avec pour seul consigne de patienté encore un moment.

Puis vient alors le moment, ils sont convoqué dans une grande salle, un immense rideau semble cacher une autre partie de la pièce. Ninui est amené toujours nue, dans sa cage, elle ne semble pas avoir subi de quelconque violence, mais reste néanmoins tétanisé de peur. Vient enfin le moment, Engarranion donne l’ordre de lever le rideau, c’est alors qu’Elida apparait elle aussi complétement nue, enchainé par les poignets et les chevilles, bras et jambes écartés. On lui enlève alors le baillons de sa bouche, à cet instant la femme pousse un hurlement de douleur indescriptible, un hurlement strident, un de ses hurlement d’agonie devant la douleur la plus intolérable qui soit. Le supplice qui lui a été infligé est d’une atrocité des plus sordides, son vagin jusqu’à son utérus ont été remplie de charbons ardents, la pauvre femme brûle de l’intérieur, sentant son ventre s’embraser, on peut sentir la viande cuite dans toutes la salle et voir la peau au niveau de son bas ventre devenir quelque peu marron, comme un steak bien grillé. La scène est sans commune mesure dans le domaine de l’horreur, si bien que Joyce en retrouve ses esprits, les larmes ne peuvent s’empêcher de couler de ses yeux, ainsi que de ceux de Grayn. Engarranion va alors demander aux deux Bolduine de prendre chacun un marquage au fer rouge, puis d’enfoncer ce dernier chacun leur tour dans un orbite de la femme se trouvant devant eux. S’ils ne le font pas, Ninui se verra elle aussi remplie de l’intérieur par des charbons ardents.

Les deux Bolduine sont désemparés devant cette situation, ils ont certes fait la guerre, pris nombre de vie, mais jamais de cette manière. Ninui quant à elle pleure de plus belle, Grayn devant ce spectacle décide de prendre son courage à deux mains, ou sa folie. Il prend le fer rougeoyant et s’approche d’un pas lent vers Elida, qui elle hurle toujours et encore tout ce qu’elle peut. Mais c’est cette femme qui a poignardé Grayn alors qu’il tentait de la protéger et le Bolduine va se servir de ce sentiment de rancœur, ainsi que l’attachement qu’il porte à Ninui, pour se justifier son acte à lui-même. Il enfonce d’une traite la tige métallique sur l’œil droit d’Elida, ses hurlements sont pire que jamais, à un point qu’il était impossible de savoir qu’un être vivant pouvait pousser de tels cris. C’est à présent au tour de Joyce, il prend timidement le fer, il est hésitant, Grayn essais de le rassurer en affichant un visage compatissant. Le pauvre commence à trembler, devant lui Elida se débat autant que faire se peut, faisait tomber d’entre ses jambes quelques charbons, l’œil droit dégoulinant de sang. Joyce approche le fer à une trentaine de centimètres, il tremble plus que jamais, il regarde furtivement vers Ninui, tout en pensant à Peria. Il ferme les yeux et envoi le fer à l’aveugle, l’erreur est alors inéluctable. Elida l’ayant vu faire, dans un dernière élan de panique, ce jette bouche grande ouverte vers le fer et l’avale autant que possible. On entend alors deux choses dans la pièce, les bruits répugnant provenant de la gorge d’Elida s’étouffant et la colère Engarranion. La femme meurt en quelques secondes et c’est donc de nouveau enfuie des griffes Engarranion et ce encore part la faute des trois Bolduines. Le seigneur des lieux monte dans une colère noir, il se dirige vers la cage de Ninui, Grayn hurle et cours dans sa direction. Mais il est aussitôt assommé par l’un des gardes, alors qu’Engarranion soulève Ninui par le bras, Joyce tombe sur ses genoux paralysé par l’acte qu’il vient de commettre.

C’est alors qu’un fracas innommable se fait entendre, le palais tremble de toutes parts comme s’il allait s’effondrer. Engarranion jette dans un coin de la pièce Ninui, Joyce ne bouge pas plus pour autant, Grayn qui retrouve ses esprits profite du chaos pour secourir ses deux camarades. Mais le pire est encore à venir, la cause du gigantesque fracas n’est rien d’autre qu’une attaque ennemie. Une attaque portée par quelqu’un de très particulier, l’un des Gardiens des enfers en personne est en train de littéralement rouler sur le territoire d’Engarranion. La Déesse déchu en personne Elenna vient de déployer son haura rouge démesuré, alors qu’elle massacre quiconque s’avançant vers elle, Engarranion passe à la riposte. Mais elle fut aussi brève qu’inefficace, les Gardiens des enfers sont invincibles et leur force fait lois. La Déesse prend le seigneur des lieux par la gorge et concentre son haura dans sa main, pour finir par créer une explosion colossale qui fait s’envolé la tête du démon bien loin du reste de son corps.

Pendant ce temps, Grayn qui a claqué deux trois fois Joyce afin de lui rendre ses esprits a fui avec Ninui sous le bras. Une fois hors de portée des monstres de puissance en présence, les deux Bolduines se regardent fixement comme tétanisé par la force dépassant toutes logique qu’ils viennent de rencontré. Eux qui n’avaient jamais rencontré de grands démons Clusia, viennent tout juste de tomber nez à nez avec le deuxième plus vieux représentant de l’espèce. Soit une divinité âgée de plus de quatre millénaires. Il n’en faut pas plus pour leur rappeler à quel point leur existence est ridicule et tellement petite à côté de monstre pareil. Tel est l’environnement des enfers, ce qui vient de se passer est simple, les Gardiens sont libre de faire ce que bon leur semble en enfers, y compris se défouler quand l’envie leur vient. C’est exactement ce qu’il vient de se passer et dans un même temps pour préserver le climat éternelle de guerre, de sang et de violence qui font des enfers ce qu’ils sont.

Ninui est à peine vêtue d’une vieille tunique de soldat trop grande pour elle, encore en total état de choc, Grayn tente de la réconforté comme il le peut. Joyce commence doucement à retrouver ses esprits et à faire abstraction de ce qu’il vient de vivre. Maintenant il va leur falloir retrouver Peria, qui est porté disparu depuis leur charge contre Chiron. Et aucun des deux présents à cet instant ne sait comment faire, ni ou leur camarade pourrait avoir été envoyé.

Peria de son côté erre à présent entièrement nue, dans une zone déserte des enfers.

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