8 : Il y a toujours un démon dans le sillage d’une guerre

Uzumé allait souffler son 20ème anniversaire, nous sommes le 23 juillet 2165. Zamy et Zia appréhendaient beaucoup cette date. Zamy après quelques études avait remarqué que l’haura ne se manifestait pas avant les vingt ans d’une personne. Zia avait insisté pour ne pas l’impliquer la dedans même si les périples de ses parents étaient inscrit dans les livres d’histoire et faisaient partie de ses cours d’écoles. Uzumé le vivait plutôt bien, c’était une jeune femme tout ce qu’il y eut de plus normale, elle aimait sa vie comme elle était, mais le monde est cruelle.

Les hauts placés d’Istancie signèrent une entrée en guerre contre le Pranamo le 26 août 2165 sans prendre l’avis de Zamy. Ce qui l’énerva au plus haut point, l’Istancie était censée être pays neutre représentant de la paix. Mais depuis que la présidence avait été laissée après la mort de Lucie l’année passée, à des politiciens peu scrupuleux. Qui avaient détourné les idéaux nobles qu’elle avait mis tant d’années à instaurer, les choix politique du pays avaient énormément changé. Zamy qui avait toujours un siège à l’assemblée se rendit à la séance qui suivie.

Président du conseil : « La séance est ouverte. »

Zamy demanda la parole.

Zamy : « Qui a autorisé une telle folie qu’est cette guerre, l’Istancie doit représenter la paix et non servir les idéaux d’un petit groupe avide de pouvoir ! »

Membre de l’assemblée Thèbre : « Nous l’avons tous voté et elle est passé à la majorité. Mon général vous n’êtes plus, ni celui qui commande ici, ni le premier secrétaire. Vous n’êtes qu’un reste du passé et le passé est fait pour rester en arrière du présent et du futur que nous sommes. »

Zamy : « Vous représentez un futur de guerre, de violence et vous êtes fier de l’annoncé à voix haute ici! Vous devriez avoir honte et laisser les enfants joué à la guerre dans nos jardins, c’est de leurs âges, ça n’est d’aucun danger pour personne. »

Thèbre : « Foutaise où vous croyez vous pour m’insulter de la sorte, on n’est pas sur un de vos champs de bataille barbare. »

Zamy : « Mais c’est pourtant bien vous qui voulez et qui avez voté pour faire de ce lieu un champ de bataille. Ce n’est en effet pas le mien, mais bien le vôtre. »

Thèbre : « Espèce de vieux débris inutiles resté à votre place dans les fins fonds d’Istancie, c’est là qu’elle est et pas ailleurs. »

Président du conseil : « Monsieur Thèbre rester poli je vous prie ! »

Zamy : « Si vous tenez tant que ça à faire la guerre venez avec moi je vais vous donner un fusil et vous envoyez sur un front. Il est facile d’envoyer les autres à la mort quand on reste caché dans son avidité loin de la guerre que l’on a ordonné. »

Président du conseil : « Il suffit vous deux, ce débat est clos le vote a déjà été fait et l’assemblé a parlé ! »

Zamy : « On a voté dans mon dos vous êtes tous de sacré renard, mais sachez que je ne vous laisserai pas menez le peuple à une guerre. »

Thèbre : « Serais-se des menaces que j’entends là ? Oseriez-vous discuter une décision prise de manière démocratique ? »

Zamy : « Des menaces ? Je ne formule jamais de menace, uniquement des avertissements libres à vous de les écouter ou non. »

Sur ces mots Zamy quitta l’assemblé conscient qu’il était trop tard pour leur faire faire machine arrière. Zamy commença à jouer de ses contacts dans l’armée pour ralentir l’entrée en guerre de l’Istancie grâce aux quelques appuis qu’il avait encore chez les hauts gradés.

En janvier 2066 le général Pocha fut assassiné, il était le principal allié de Zamy pour ralentir le conflit. Dès lors les armées d’Istancie se mirent en route pour faire la guerre. Zamy allait dans un message vidéo déclarer une autre guerre au gouvernement d’Istancie.

Message audio de Zamy : « Mes Dames, Messieurs, chers citoyens d’Istancie le gouvernement que vous avez élu vous a trahi. Ils vont envoyer vaut maris, vaut fils, vos pères dans une guerre inutile, ils vous utilisent à leurs fins pour nourrir leur avidité toujours croissante. Ne les laissez pas faire, ne les laissez pas vous contrôler, vous n’avez pas besoin de mourir pour eux! Sachez que je suis avec vous et que je défendrais vos droits au péril de ma vie. Je n’ai qu’une chose à leur adresser. Si trop de sang venait à couler, vos têtes rouleront à mes pieds, ceci est mon seul et unique avertissement. »

Zamy commença les préparatifs il devait se tenir prêt au pire, après avoir déclaré une guerre ouverte au gouvernement d’Istancie qu’il avait lui-même créé, il fallait s’attendre au pire.

Zamy : « Zia je veux que tu quittes cet endroit avec Uzumé, tu dois la protéger pendant que je règlerai ce problème. »

Zia : « Surement pas je reste avec toi, si jamais il t’arrivait quelque chose… »

Zamy : « Je t’ai survécu ne t’inquiète ça ira. » (dit-il avec un sourire malicieux)

Zia : « Ce n’est pas un argument et tu le sais ! Je refuse de te laisser un point c’est tout ! »

Zamy : « Uzumé n’a pas encore déclarer le moindre signe d’une haura tu es la plus apte au monde à la protéger. Je sais que c’est difficile, mais il le faut, comprends-moi vous êtes ce qui m’est de plus cher je ne veux pas vous perdre. »

Zia fini par se contraindre aux exigences de Zamy et partie avec Uzumé dans un lieu sûr. Il attendit dans la maison bien conscient qu’un commando allait débarquer d’un moment à l’autre. Le commando arriva dans la nuit Zamy les repéra à cinq cents mètres c’étaient des hommes qu’il avait lui-même entrainé. Il pouvait prévoir leurs actions avec facilité. Il stoppa les soldats sans les tuer. Ils n’avaient pas mérité de mourir pour les dires de fou arrogant et cupide. Une fois le commando neutralisé, il prit un fusil sniper c’était celui d’Elise seul souvenir qu’il avait gardé d’elle. Il s’en allait faire ce que l’on appelle communément un coup d’état, ses cibles étaient les investigateurs de cette guerre inutile. Il exécuta tous les hauts dirigeants qui avaient cautionné cette guerre et ceux l’ayant créé, il garda Thèbre le membre de l’assemblée pour la fin. Qu’il sente la mort arrivé de loin, qu’il prenne peur dans son gros siège de bureaucrate en cuir.

Mais Thèbre avait un atout insoupçonné dans sa manche, sa garde rapproché était constitué de plusieurs hommes maîtrisant une haura. Zamy ne pouvant l’abattre à distance décida d’une attaque physique directe, il attendit que le bâtiment dans lequel se trouvait Thèbre et l’un de ses gardes du corps soit vide. Une fois le bâtiment désert il lança son coup d’épée dévastateur, qui détruit toute la façade puis se stoppa. Zamy avait déjà connu ce problème la dernière fois que quelqu’un avait arrêté son coup d’épée c’était Zia, cet adversaire était donc très puissant. Un homme sortie des décombres, on pouvait distinguer sur son visage un sourire diabolique, celui d’un monstre en soif de combat. Le duel promettait d’être violent Zamy dégaina dès le début ses deux katanas, s’en suivi un échange de coup à la vitesse de la lumière, Zamy subi une blessure. Mais avant que son adversaire ne puisse reprendre sa position de garde Zamy lui coupa la tête d’un coup direct. Il fonça dans les décombres dans lesquels Thèbre blessé était toujours vivant, Zamy se pencha vers lui.

Zamy : « C’est fini pauvre crétin tu aurais mieux fait de prendre au sérieux mes avertissements. »

Thèbre : « Ah ah c’est peut être terminé pour moi, mais sache que ta cher femme et ta fille qui ont fuient vers le Sud on six gars comme celui-là à leur trousse. Zia ne pourra contre attaquer bien longtemps en protégeant votre fille. »

Zamy d’un coup nette empli de rage planta son épée dans le cœur de Thèbre. Il accouru vers la position de Zia et Uzumé, on pouvait voir les traces d’un rude combat. Les arbres avaient été découpés comme des cures dents. Zia s’était débarrassée de deux des six hommes qui la traquaient elle et Uzumé. Mais pas sans mal elle était gravement blessé au ventre ayant encaissé deux coups d’épée et plusieurs rafales pour protéger Uzumé. Lorsque Zamy arriva il vit Zia tombé à terre, ce fut comme un flash-back qu’il ne voulait pas revivre. Dans la seconde qui suivit, la rage du démon noir sorti en une seule fois et son coté le plus noir qui n’était pas apparu depuis longtemps resurgit violemment. Le transformant à nouveau en une machine à tuer incontrôlable. Les quatre hommes eurent beau le transpercer de toute part, mais il les tuait un par un dans un mouvement de violence et de barbarie jamais vu. Uzumé terrorisé ne reconnaissant plus son père autrefois si calme et chaleureux et assista à ce spectacle macabre. Il ne restait plus qu’un adversaire grièvement blessé qui tenait à peine debout, Uzumé cria à son père d’arrêter ce massacre. Il ne la regarda même pas. Zia avec les dernières force qui lui restait se leva pour l’arrêter, mais Zamy du revers de sa main la renvoya au sol Uzumé la rattrapa avant qu’elle ne s’écroule. Au moment où Zamy allait transpercé son adversaire à main nue, une soudaine et intense impulsion d’haura se fit sentir. Une haura inconnue jusqu’alors, d’une puissance gigantesque bien que moindre par rapport à celle du vieux démon fou s’apprêtant à tuer sa proie. Mais cette impulsion d’haura stoppa dans l’instant Zamy qui se tourna vers Uzumé qui ne comprenait pas elle-même comment elle avait fait pour dégager une tel puissance. Elle fut alors traumatisé par l’expression de son père, Zamy la regardait avec un regard vide de toutes conscience, ni restait plus qu’un instinct bestial. Dans la seconde d’après Zamy se retourna vers sa victime et l’acheva en la transperçant avec ça main.

Uzumé: « Nooooooooon !!! »

Zamy dégoulinant de sang disparu d’un bond dans la nature, Uzumé resta figé durant un moment avec sa mère ensanglanté dans les bras. Elle la ramena dans un hôpital à proximité, puis disparu à son tour. Zia à son réveille avait perdu ses deux amours. Abattu elle les rechercha pendant des jours, elle retrouva Zamy dans une clairière en train de se mutilé ne pouvant se pardonner ce qu’il avait fait vivre à sa fille.

Uzumé après s’être enfui se mit à errer à travers le monde. Complètement brisé par les choses qu’elle avait vu, un jour elle attaqua sans raison apparente un bureaucrate au hasard dans une ville et le tua. Elle fut arrêtée puis condamné à la prison à vie, sans protester elle se laissa emprisonner dans une des prisons les mieux gardé du pays le 23 mars 2181.

SUITE —>