17 : La chute du démon

Zamy était reparti sur Terre sans se faire remarquer, il s’était réinstallé dans son ancienne maison. Il avait décidé de finir sa vie dans ce village perdu, mais il ne put résister à créer une école d’art martiaux et de combat en général. Alors qu’il se recueillait sur une tombe, quelqu’un qu’il n’avait pas vu depuis longtemps, trop longtemps peut-être l’interpella.

Uzumé : « Papa c’est la tombe de qui? »

Zamy : « De mon ange gardien. »

Uzumé : « Elise… Elle a été ta femme selon de vieux livres d’histoire. »

Zamy : « En effet c’était mon première amour. »

Uzumé : « … c’est bon de te revoir. »

Zamy : « C’est bon aussi de te revoir. »

Uzumé : « Tu as reparlé à maman ? »

Zamy : « Non … pas encore. »

Uzumé : « Je vois … Sinon tu t’habitue à ta nouvelle vie ? »

Zamy : « Tu veux dire sans haura et bien pour être honnête ce n’est pas une mauvaise expérience. Redevenir un simple être humain et me dire que je vais vieillir et devenir un vieux grincheux à ses bon côté. »

Uzumé : « Si tu le dis après tout je n’irai pas te contredire, mais je vais rester jusqu’à tant que maman vienne pour te protéger. »

Zamy : « Protéger de quoi ? Voyons il y a plus aucun grand démon ou même simple spectre sur Terre. Et je suis encore capable de me défendre. »

Uzumé : « Tu ne te débarrasseras pas de moi. » (dit-elle en lui tirant la langue)

Quelques mois plus tard Zia revenu vers son unique amour, elle lui avait pardonné. Étant tellement heureuse de retrouver l’homme au caractère rieur et généreux qu’elle avait connu. Ils vécurent ensemble pendant encore une vingtaine d’années avant que Zia ne décide de partir parcourir le monde. Leur couple ayant toujours marché sur ce principe de liberté de mouvement de l’un et de l’autre en restant toujours fidèle.

Zamy approchant de ses soixante-dix ans physiquement parlant donc de ses cinq cents soixante-deux ans en âge réel, avait pris quelques rides. Alors qu’il s’était reclus du monde dans son école d’arts martiaux dans laquelle il n’était plus qu’une figure de patriarche plus qu’un professeur. Un jeune homme arriva dans le village, bien déterminé à ce faire entrainer par le démon noir en personne. Il avait la trentaine, les cheveux long et brun, une bonne corpulence avec des muscles bien taillés. En bref il était le parfait combattant qui en avait déjà vue des vertes et des pas mûr, arrivé au sommet de ses capacités actuelles ne trouvant personne pour lui permettre de s’élever encore plus haut. Il avait appris que dans une école d’arts martiaux paumé aux confins d’un petit village perdu. Se trouvait l’être qui avait été le plus fort du monde et que personne à ce jour n’avait encore égalé. La tentation et la chance inespéré pour ce jeune avec un potentiel encore non dévoilé était bien trop grande pour ne pas se jeter sur l’occasion.

Arktur : « Excuser moi seriez-vous où je peux trouver l’école d’arts martiaux qui se trouve dans ce village ? »

Villageois : « Oh oui elle se trouve dans le domaine du master derrière la rivière à l’Est du village. »

Arktur : « Merci bien. »

Arktur se dirigea vers l’école dont le professeur actuel était un certain Lézak première élève de Zamy, qui ne possédait pas d’haura. Mais un talent pour le combat hors du commun et une force physique pour un homme normal extraordinaire.

Arktur : « Bonjour suis-je bien à l’école d’arts martiaux ? »

Lézak : « En effet que veux-tu ? »

Arktur : « Je suis venu pour recevoir des cours du grand Zamy le démon noir, l’homme le plus fort du monde. »

Lézak : « Pas la peine de lui cirer les pompes il n’enseigne plus à personne depuis des années. »

Arktur : « Vraiment ?! Je suis venu de loin, je le convaincrai. »

Lézak : « Tu n’es pas le premier à tenter, mais l’école n’est pas fermé pour autant tu peux toujours prendre des cours. »

Arktur : « J’ai déjà toutes les bases dans la plus par des arts martiaux, je suis venu ici en particulier pour me permettre de progresser grâce à quelqu’un d’exceptionnel. »

Lézak : « Je t’ai déjà dit que le cirage de pompes était inutile ici et si tu es si fort que tu le prétends, ça ne te dérange pas si je te teste ? »

Arktur : « Si cela peut faire changer d’avis le maître des lieux, se sera avec joie. »

Lézak demanda à deux élèves confirmés de prendre le nouveau venu en combat. Arktur rétama les deux bougres en moins temps qu’il n’en faut pour le dire. Devant cette performance Lézak décida de le prendre plus aux sérieux.

Lézak : « Bien tu as du talent. »

Arktur : « Puis-je voir Zamy à présent ? »

Lézak : « Tu l’as devant toi. »

Lézak qui se faisait passé pour son maître défia Arktur en combat. Et la surprise fut plus grande que prévu, pour le vieux de cinquante ans devant un jeune qui le mit dans la difficulté. A cette instant Zamy sorti voir le duel ayant été intrigué par le vacarme.

Zamy : « Alors Lézak en difficulté ? »

Arktur : « Lézak ?! »

Lézak : « Oh oui excuse-moi il semblerait que je ne suis pas Zamy. » (dit-il avec un sourire malicieux)

Arktur : « Je suis rassuré si Zamy se laissait déborder par quelqu’un de mon niveau se serait un peu pathétique. »

Lézak : « Comment ?! »

Sur ces mots Lézak touché dans son estime mis Arktur à terre en l’espace d’une seconde.

Lézak : « Respect un peu tes ainées mon gaillard. »

Zamy : « C’est toi qui dit ça l’imposteur. »

Lézak : « Ne te fâche pas vieux grincheux, tu t’es enfin décidé à sortir de ta tanière ? Ce jeune dit vouloir s’entrainer avec toi. »

Zamy : « Je n’entraîne personne et surtout pas quelqu’un qui se fait battre par un vieux à la cinquante qui tient à peine debout. »

Arktur : « Je peux le battre je n’ai même pas utilisé tout ma force contre lui, laissé-moi vous montrer ! »

Zamy : « Quand bien même tu le battrais ça ne changerais rien, j’ai pris ma retraite je n’entraine plus. »

Arktur : « Alors que dîtes-vous de cela ? »

Sur ces mots Arktur fonça sur Zamy pour lui donner un coup puissant, Zamy l’arrêta d’une main le pris par les vêtements de l’autre et le mis à terre.

Zamy : « Encore à terre ? »

Arktur n’avait même pas eu le temps de se remettre de ses émotions que Zamy était déjà repartit. A cet instant il tenta le tout pour le tout et déploya son haura, une haura gigantesque mais surtout plus que gigantesque une haura bleu. Le seul être humain à avoir possédé une haura bleu était Elise, morte il y eut longtemps. Zamy ressenti cette haura comme un souvenir enfoui au plus profond de son âme, il ne put retenir ses larmes en se rappelant son ange gardien, son première amour. Il revint vers Arktur le regarda tranquillement, puis se jeta sur lui se lançant dans un combat musclé, ne lui laissant aucun répit. Il le piétina jusqu’à ce que le pauvre Arktur n’ait plus la force de lever le petit doigt.

Zamy : « Bien tu es bon… (Repris sa respiration) bienvenu dans ta nouvelle maison. »

Après cette première leçon plutôt violente Zamy proposa un contrat à Arktur, il l’entrainerait lui apprenant tout ce qu’il savait pendant dix ans après quoi il arrêterait pour de bon. L’entrainement dura alors dix ans, Arktur appris plus d’une centaine de techniques de combat à mains nues, ainsi que les techniques personnelles de Zamy au sabre.

Le 30 décembre 2548, Zamy remis son diplôme en tant que disciple confirmer à Arktur et passa officiellement la succession à Lézak pour la gestion de l’école, il devenait ainsi le deuxième maître.

Uzumé : « Que se passe-t-il Lézak, Arktur, qu’est-ce que c’est que ce message expresse me disant de venir. »

Lézak : « Il est mort … »

Uzumé : « Hein ?! Qui ça ? Qui est mort ?! »

Arktur : « Ton père, Zamy nous a quitté dans la nuit un arrêt cardiaque. »

Uzumé : « Non … ce n’est pas possible … » (pleure)

Uzumé se rendit au chevet de son père et le vis étendu sur son lit, il avait un léger sourire sur le visage. Le monstre, le grand homme qui avait décidé du sort du monde à bien des reprises était maintenant parti. Ce sourire serein ne laissait à présent voir que le grand enfant toujours joyeux et fêtard laissant la bête dans l’oubli pour toujours.

La nouvelle de sa mort ne tarda pas à se répandre dans le monde entier le faisait trembler une dernière fois. Des mouvements de commémoration en Istancie et dans bien d’autre région du monde s’organisèrent comme pour un dernier au revoir devant l’homme qui fut un jour le plus puissant du monde.

Zia : « Tu le savais n’est-ce pas et tu n’as pas voulu la retirer, tu as toujours été un grand rêveur et un curieux invétéré. Mais tu aurais pu t’abstenir de tester la mort… (Pleure)… Un jour quelqu’un viendra te sortir de là, mais ne compte pas sur moi, c’est trop à supporter. »

SUITE —>